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La perception

 

Introduction à la perception

 

La philosophie relativiste est basé sur deux axiomes :

La perception : La réalité a peu d’importance, seule compte la perception que nous en avons, votre vécu propre de cette réalité.  Cette perception peut, évidemment être légèrement différente d’un individu à l’autre.

Le positionnement : Notre conscience cognitive se construit, petit à petit, par l’intégration à notre psyché à l’ensemble des événements perçus et mémorisé dans notre conscience. C’est par l’intégration de nos vécu, de nos perceptions sous forme de représentations mentales liées entre-elles par des relations logiques de dépendance que se construit notre conscience et, puisque ces perceptions, ces représentation nous sont unique, notre identité.

NB : La notion d’identité n’est pas comme on l’avance dans les théories identitaires ce qui est commun à un groupe d’individus, mais au contraire ce qui fait de chacun de nous un être unique et identifiable parmi les autres. La notion d’identité nationale n’a aucun sens.

Ces deux notions sont intégralement liées car la perception d’une situation, son analyse, est fonction des perceptions historiquement acquises, et le positionnement dépend de la perception que nous pouvons avoir de cette situation.

Nous parlerons dans ce qui va suivre de la perception.

 

La perception

 

Nous sommes des êtres d’échange (L’homme communicant) et nous percevons les messages issus de l’extérieurs  au travers de capteurs biologiques répertoriés que nous appelons : « sens ». Ce sont la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, et le toucher. On pourrait trouver cette liste restrictive et penser que d’autres sens (sans capteurs biologiques identifiés) puissent exister, comme les sens du poids (qui nous permet d’évaluer le poids d’un objet), le sens de l’espace (qui nous permet de nous situer) et par exemple le sens du temps (évaluation subjective du  temps qui passe et des durées), voire le bon vieux « feeling ». Aucun de ces sens n’agit véritablement en solitaire et généralement dans une perception un grand nombre de ces sens est sollicité.

Comment se passe le mécanisme de la perception ?

Nous recevons des messages de notre environnement. Certains ont été bien modélisés,  formalisés comme les vibrations sonores, le contact de molécules volatiles avec nos papilles gustatives ou olfactives, d’autres un peu moins bien comme la notion de rayons lumineux sous forme d’onde électromagnétique et de photons, ou le toucher.

 

Ces messages informels captés par nos récepteurs sensoriels (répertoriés ou non ) ne représentent absolument rien. C’est notre cerveau (c’est à dire nous) qui à partir de ces messages va créer les images mentales représentatives qui vont leur donner un sens. Nous fabriquons donc notre propre réalité à partir de messages dont nous ne connaissons ni la teneur, ni la forme ( Bien que les théorie scientifiques puissent en avoir donnée une formalisation pratique mais totalement arbitraire) issus d’une « réalité » que nous n’appréhendons qu’à partir de la représentation que nous nous en faisons.

C’est le fondement même de la notion de perception en philosophie relativiste. Nous ne pouvons avoir conscience d’une réalité extérieure (éventuelle) qu’au travers de la représentation que nous nous faisons d’elle.

Dans ce mécanisme de perception le point « magique » est bien sûr la fabrication par notre cerveau de cette image mentale qui sera notre vision du monde, notre conscience de la vie, notre mémoire. Dans le langage parlé, les phonèmes analysés, confronté à un apprentissage permet de reconstituer des mots, de phrase, des récit qui font images. Dans toutes les perceptions on peut imaginer que le message reçu soit confronté à des apprentissages mémorisés pour reconstituer une nouvelle image riche des expériences précédentes. Les enfants dont la conscience cognitive est faible fabriqueraient des représentations plus fantasmatiques, plus émotionnelles, moins formalisées que les adultes. Un point qui reste mystérieux !

 

Intégration dans la conscience

 

Comment ces images représentatives de l’événement vont-elle participer à la construction de notre conscience cognitive, former notre identité, notre mémoire, notre récit ?

Nous étudierons ce mécanisme en détail dans un article sur la notion de positionnement et de prise d’identité. Très schématiquement, disons que cette image mentale de l’événement vécu va être comparé au réseau cognitif des images historiquement stockées dans notre mémoire pour définir de qu’elle manière ce nouveau vécu pourra s’intégrer au réseau existant (accepté, rejeté, accepté sous conditions).

Comme dans tout mécanisme biologique nous recevons un carburant (le message) que nous métabolisons en aliment assimilable que notre organisme va rejeter ou au contraire utiliser pour se développer (développement cognitif). Comme dans un mécanisme biologiques nous fabriquons ce que nous sommes !

 

Comme l’avait postulé Bouddha, bien avant moi, nous vivons dans une réalité qui ne nous est pas accessible et dont nous ne pouvons appréhender qu’une représentation que nous nous fabriquons.