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PRESENTATION DE LA PSYCHOLOGIE RELATIVISTE

 

La psychologie relativiste s’inscrit dans le courant de pensée des philosophies relativistes.

 

Prologue

Dans le domaine de la psychologie et de la philosophie on peut distinguer deux véritables génies

1)    Bouddha, parce qu’il a inventé la conscience. Il y a 2600 ans il a émis l’hypothèse que la conscience était formée de représentations mentales reliées entre elles par des liens de causalité. Il distingue déjà entre la représentation, qui est une image de la vérité, et cette vérité qui ne peut être accessible qu’en refusant tout système de représentation. Il a appelé ce modèle :"Le Karma » qui n’est pas comme on l’affirme aujourd’hui la destinée, mais la simple représentation de notre histoire par un ensemble d’images reliées entre-elles par des liens de causalité. Se méfiant de représentations sources d’erreurs il préconise de se soustraire au Karma pour atteindre sa propre vérité dans la méditation. Je parle, bien sûr, de Bouddha le philosophe et non de la pseudo divinité que les bouddhistes se sont inventé pour satisfaire leur besoin de religion.

2)    Freud, parce qu’il a inventé l’inconscient. Même si son approche peut être remise en cause dans sa forme, l’invention du « ça » comme zone de chaos émotionnel est un trait de génie

Après cette mise en place du conscient et de l’inconscient que nous reste-t-il à inventer ? C’est pourquoi je dédie à ces deux grands homme ce petit travail qui n’est que le prolongement de leur génie ... j’ose espérer qu’ils apprécierons !

On pourrait ajouter Descartes qui  avec son « je penses donc je suis » préfigure ce qui  sera développé plus tard que  « c’est à travers la pensée que l’on a la conscience d’exister ». Ajoutons encore, bien qu’il fasse partie d’un Panthéon plus modeste, mon ami Gérard Aussoleil qui théorisa la premier le passage d’une pulsion originale à un comportement final à travers une série de formalisations successives dues à l’interaction entre le besoin d’exprimer et la capacité de ressentir (la relation ou le positionnement).

 

 

La psychologie relativiste : Les objectifs.

Dans l’ensemble des écoles et techniques reliées à la psychologie (psychanalyse, psychothérapie, psychologie, neurosciences,) un certain nombre de point m’ont paru faire défaut.

1)    Il manque une relation forte entre la philosophie et la psychologie. En effet cette dernière se propose d’explorer les arcanes de l’être humain, d’en fixer les contours et d’en découvrir les mécanismes. Cependant en aucun cas elle ne s’appuie sur une définition claire de ce que pourrait être l’homme. Comment expliquer le fonctionnement d’une entité qui n’a pas clairement été définie ? La psychologie relativiste va s’appuyer sur le principe même des courants de la philosophie relativiste.

2)    Toutes les écoles étudient l’homme en tant qu’individu isolé, en lui attribuant des caractéristiques propres. Pourtant un homme n’est jamais un être isolé. Il vit avec ses semblables, dans un environnement, et c’est dans ce modèle « en relation » qu’il se définit. La psychologie relativiste se propose d’étudier l’homme dans le cadre de sa relation à son environnement.

3)    Toutes les écoles de psychologie s’appuient sur des méthodes expérimentales. C’est par la pratique « en cabinet » que se forgent les connaissances en la matière. Il serait souhaitable de développer un modèle théorique pouvant unifier les diverses chapelles afin de profiter d’une véritable synergie entre les praticiens afin que les expériences des uns puissent enrichir les connaissances des autres.

4)    Les pratiques de psychologie sont d’une efficacité très faibles. Quand on pense qu’il faut cinq années de consultations en psychanalyse ou psychothérapie pour espérer, au mieux, atténuer un symptôme. On conçoit que les ressources mises en jeu sont démentielles par rapport au résultat obtenu. Cette efficacité doit être grandement améliorée (une ou deux visites de médecin et quelques médicaments viennent à bout de beaucoup de pathologies classiques)

 

Ce sont les objectifs que se fixe la « psychologie relativiste » afin de fournir aux cliniciens un chapeau théorique pour les aider dans la mise en place de leur projets thérapeutiques et en accroitre l’efficience.

 

La psychologie relativiste : Pourquoi ce nom ?

Quand on fait un enfant, on lui donne un nom. Pour une théorie, c’est la même chose. J’avais d’abord choisi le nom de psychologie situationniste, mais cela sonnait un peu comme un opportunisme. J’ai ensuite opté pour psychologie relativiste qui, de prime abord m’avait paru un peu trop proche de la théorie d’Einstein. Puis à la réflexion, une des caractéristiques de la théorie de la relativité est que les corps célestes y perdent leurs propriétés propres pour se définir dans le cadre de leurs relation aux autres corps (via leur interaction envisagée comme la déformation réciproques qu’ils font subir à l’espace-temps). Ceci m’a paru tout à fait en phase avec la théorie que je vais exposer. J’ai donc adopté le nom de psychologie relativiste

 

La psychologie relativiste : La base philosophique et l’homme communicant

Définir l’homme est évidemment une tâche quasi impossible dans la mesure ou une entité n’a guère la possibilité de s’ « auto-définir ». Pourtant il nous faut bien ces bases référentes pour mener à bien notre propos.

Dans l’incapacité d’obtenir la vérité sur l’homme nous devrons en donner une représentation, un modèle. C’est une démarche scientifique des plus classique. Faute d’accéder à la vérité de la nature, on en développe des modèles (appelés Théories) qui permettent de travailler et de progresser. Évidemment ces modèles sont toujours imparfaits et doivent sans cesse être améliorés, voire remplacés par des modèles plus performants et mieux adaptés aux nouvelles connaissances. C’est le lot de toutes théories que de permettre le progrès des connaissances, lesquelles viendront mettre en défaut la théorie qui les a généré. Ainsi va le monde des sciences, construire pour détruire et rebâtir !

 

Il existe de très nombreuses représentations possible de l’homme et du vivant. Dans les religions l’homme est une créature de Dieu dont l’objectif sur terre est d’acquérir une sorte de divinité qui lui ouvrira les portes de la vie éternelle. Pour Darwin l’homme sera le produit d’une évolution, définit par son vécu, par un hasard et des nécessité. Les définition de l’homme sont innombrables et nous choisirons pour modèle celui de « l’homme communicant »

Dans ce modèle l’homme est défini comme une capacité de percevoir et une nécessité d’exprimer. Il se défini donc dans, et uniquement dans, le cadre de sa relation à son environnement. L’homme perçoit, intègre, et réagit à ce qui l’entoure. Ce modèle n’exclut nullement la genèse de l’homme, qu’il soit une créature de Dieu, ou le simple fruit d’une évolution. C’est par ce mécanisme d’échange que l’homme existe, dans un processus permanent d’analyse et d’évaluation de sa relation à son environnement. La notion de positionnement devient donc, dans ce modèle, le fondement même de l’existence et la « colonne vertébrale » de la psychologie relativiste.

 

La psychologie relativiste : Le sens de la vie

Tout être vivant a une vie biologique qui le maintien en vie et le pousse à se reproduire. Ce vécu peut être pensé comme une finalité biologique, un projet, mais il n’en est rien. Toute espèce sans « instinct de conservation » et « instinct de reproduction » ne pourrait pas exister car elle disparaitrait avant même de pouvoir exister. Ces instincts ne sont donc pas une finalité mais une évidente nécessité (lire « le hasard et la nécessité » de Jacques Monod 1970). Seules les espèces qui en sont dotées peuvent exister.

 

Les animaux supérieurs ont en plus des émotions. Je ne parlerais que des espèces évolués, en tout cas dans la hiérarchisation que nous utilisons, car l’étude des émotions chez la bactérie, le cancrelat, ou le ver solitaire dépasse largement mes capacités d’analyse. Tous les mammifères, les oiseaux, les poissons, sont à des degrés divers capable de ressentir les modification de leur environnement et d’y réagir. Leur conscience émotionnelle est développée et sans doute leur capacité sensible est supérieure à la nôtre. Ce sont généralement des sujets très émotifs. Ils ont, notamment,  un odorat largement évolué et un sens de l’espace qui leur est particulier. En termes de psychologie relativiste on peut dire que leur conscience émotionnelle est très riche.

 

Si on passe maintenant à l’homme on va trouver un étage supérieur de la conscience dites « conscience cognitive ». L’homme est capable de ressentir des émotions, mais en plus il est capable de les formaliser, d’en produire des représentations mentales, de les organiser et de les structurer dans des relations de dépendance, de cause à effet, de précèdent et suivant, d’important ou de futile. Bref, de ses émotion l’homme fait un récit qui s’inscrit dans le temps (puisqu’il a la notion d’avant/après). Pour nous, grandir, murir, c’est développer notre conscience cognitive, aller vers de plus en plus de formalisme dans notre pensée, vers un jeu de représentations de plus en plus riches, structurées et codifiées. Vivre, pour l’homme, c’est constamment écrire sa biographie. Nous sommes tous historien, romancier, biographe de notre vie.

André Malraux disais que dans la perspective de la mort le plus difficile était d’admettre que l’on allait cesser d’écrire notre biographie !

 

Pour reprendre le distinguo entre l’homme et l’animal disons que :

L’animal vit ses émotions dans le temps présent, il réagit aux sollicitations, il se souvient, mais il n’organise pas son vécu, ne représente pas ses émotions. Il n’a que la notion du temps et de l’espace que peut avoir un nourrisson.

Évidemment, les animaux peuvent avoir un embryon de conscience cognitive, mais elle est très peu développée et ils réagissent à l’émotion et pas à la raison. Chez les animaux en contact étroit avec l’homme (comme les animaux de compagnie) cette conscience peut, par l’éducation , le dressage, la confrontation, se développer quelque peu. Cependant elle restera toujours embryonnaire. Dans ses relations avec son maitre l’animal ne répond pas aux sollicitations, il y réagit. Bien sûr, le maitre, avec son anthropomorphisme naturel, analyse cette réaction comme une réponse mais il n’en est rien.

 

Nous voilà, maintenant, décrit comme des êtres sans but, sans finalité, sans perspective. Des sortes de « No futur », en train d’écrire un récit sans objectif, de dérouler une vie sans savoir où l’on va. Vivre comme cela, sans but ni références serai l’angoisse totale. C’est bien lot de notre condition humaine, que notre vie se déroule sur un fond d’angoisse. C’est ce qui va motiver nos comportements.

 

Il est très important d’accepter ce fait que le vécu de l’homme se construit sur ce fond d’incertitude, sans références à priori, sans direction ni but. Tout comportements humains, toutes pathologies, seront toujours sous-tendus par un sentiment d’angoisse et de doute, et conçu pour résorber le chaos fondamental de notre psyché.

 

Le développement de l’homme ira toujours vers la recherche de références, le positionnement, et la quête d’un objectif qui peut organiser ces références dans un projet. La vie n’a pas, en soi, de sens et l’homme va chercher, pour atténuer son angoisse, à lui en donner un.

Chacun pourra choisir son but. Pour l’un se sera la réussite sociale, pour d’autres la vie de famille, ou une collection d’objets, un parcours guerrier, une cause à défendre, un chemin spirituel, la recherche des plaisirs, l’aventure, etc. etc. C’est autour de ce projet, pour le servir que chacun va élaborer sa conscience cognitive, ses références, son identité.

Il n’y a pas objectifs meilleur que d’autres, tous sont arbitraires et vains, il faut en être conscient. Détruire une société ou construire un monde idéal sont, pour un individu, deux projets aussi valable l’un que l’autre s’il peuvent meubler une vie et forger un destin stabilisé. Évidemment tous n’ont pas la même acceptabilité sociale et certains destins doivent être contrariés par les sociétés!

 

Dans la construction de la conscience cognitive chaque émotion, chaque ressenti est évalué par la conscience déjà acquise pour en définir « l’intégrabilité » au réseau mémoire. Cette analyse sera conduite pour resituer l’événement par rapport aux références, à la structure déjà acquise, et par référence à l’objectif choisit (but de la vie). La conscience se développe, alors, dans une direction bien déterminée, dans le sens qu’on a voulu donner à sa vie.

 

La vie, en tant que telle, n’a aucun sens, ni aucune finalité. C’est nous qui lui donnons un sens afin que toutes nos références, nos positionnements, s’organisent autour de ce fil rouge. Ce sens de la vie sera la colonne vertébrale de notre conscience cognitive, c’est à dire de notre identité.

Se fabriquer une identité est pour nous le moyen d’échapper au chaos, de lutter contre l’angoisse primitive. On peut dire que ce chaos originel serai l’équivalent du péché originel des religions monothéistes occidentales (chaos sur lequel on construit un homme).

Si les références explosent (comme dans le cas d’une dépression) les valeurs qui constituent les paramètres de notre vie se perdent. Sans références (ou du moins sans toutes ses références) l’individu se retrouve confronté à l’angoisse fondamentale qui caractérise tout être humain. Dans la dépression, sans valeurs et références, la vie n’a plus de sens, les événements et les êtres n’ont plus d’importance. Il n’y a plus aucune raison pour agir dans un sens ou un autre.

 

La psychologie relativiste : structure de la conscience.

Il y a 2600 ans Bouddha a évoqué le principe des représentations mentales. Pour lui notre vécu est constitué de représentations mentales qui sont une forme modélisée de nos ressentis. Ces représentations sont trompeuses, car le plus souvent erronées, et Bouddha suggère de les éliminer pour accéder à la vérité qui se cache derrière elles. C’est le modèle retenu dans la psychologie relativiste (sauf que la méditation, mortifère pour la vie sociale, sera remplacé par la réflexion).

 

Globalement on peut considérer que la conscience est formée de représentations mentales reliées entre-elles par des relations causales (avant/après, bien/mal, cause/effet, lié/non lié, plus important/moins important, …)

Les représentations mentales constituent le contenu de la mémoire, alors que les relations causales en constituent la structure !

 

La conscience, très très, schématiquement, serai constituée de deux niveaux distincts.

1)    La conscience émotionnelle. Elle est le réceptacle de nos émotions brutes. Nos ressentis y sont stockés sans formalisme ni structure. C’est une zone de chaos relative à un vécu purement émotionnel

2)    La conscience cognitive. C’est la zone du vécu raisonnable. Elle constitue la zone de formalisation des émotions pour constituer les images mentales qui nous animent. Dans cette zone les images mentales sont unies par des liens logiques de dépendance de type cause/effet, avant/après, etc. etc. C’est donc la zone du vécu logique, de l’analyse critique, et des positionnements. Elle est l’image du monde émotionnel dans le monde rationnel.

3)    On retrouve, ici, la trilogie classique du « Freudisme », ça, sur-moi, moi. La conscience émotionnelle serai le ça, la conscience cognitive le moi, et la structuration du réseau logique le sur-moi. Cependant dans la théorie de Freud le ça pourrai ou non s’actualiser dans le moi selon le bon vouloir du sur-moi, dans la théorie de la psychologie relativiste la conscience émotionnelle se formaliserai dans la conscience cognitive en créant des liens logique cohérents ou non cohérents avec le contenu présent de la conscience. Pour Freud les psychopathologies viendraient d’un refoulement, en psychologie relativistes ils résulteraient de création de liens erronés, incohérents avec l’ensemble du réseau.

 

 

La psychologie relativiste :  La construction de la conscience cognitive

L’homme échange avec son milieu extérieur et c’est comme cela qu’il se construit. Sa psyché n’est donc pas un système isolé. Ces échanges lui sont une nécessité vitale, car sans eux l’homme ne peut être viable, car il se nourrit de communication.

Pour l’homme l’apport « d’énergie » qui va structurer sa conscience est la connaissance, l’expérience, le vécu. Ces éléments vont s’intégrer à sa conscience et développer sa conscience cognitive. A travers elle se construisent les notions de positionnement, d’analyse critique, de relations et aussi les notions abstraites qui organisent les sociétés (Religions, morales, idéologies, républiques, démocraties) et constituent les représentations mentales nécessaires à la vie humaine. Au cours de sa vie l’homme va acquérir des connaissances et développer sa vision du monde.

Tout être vivant, à sa naissance, doit-être doté d’un certain nombre de fonctions et capacités métaboliques nécessaire à sa survie immédiate. Pour l’homme et les animaux supérieurs ce sont notamment les fonctions respiratoires, digestives, circulatoires (le sang). C’est un innée indispensable caractéristique d’une espèce.

Dans sa toute petite enfance la communication se déploiera autour d’une information peu élaboré (pauvre en énergie cognitive) et c’est surtout la conscience émotionnelle qui va se construire. L’analyse critique des événements sera mineure, les images mentales représentatives imprécises, et les liens qui les coordonnent plutôt flous. Le vécu sera fusionnel avec ses proches afin de puiser les références manquantes chez les parents. Néanmoins chaque nouvelle expérience, chaque nouveau message, apporte, intègre, un peu plus de logique dans le réseau de conscience. Cet enrichissement cognitif amène un peu plus de logique dans l’analyse critique des futurs événements. Petit à petit le réseau mémoriel se structure, l’émotion perd du terrain dans les représentations mentales et leurs liens logiques vis à vis de la raison, et la conscience cognitive se forme. Ce n’est que vers 2 à 3 ans que l’enfant acquière suffisamment de structure cognitive pour se forger ses premiers souvenirs. Avant il n’est que dans l’émotion, la fusion, et ne construit pas de représentations mentales capable d’émerger dans sa conscience.

 Puis, chez l’homme, le nourrisson va développer des capacités émotionnelles au contact de son environnement. Les notions de faim, de bien-être et de mal-être (accompagné du besoin de sécurisation), de chaud et froid, d’espace qui vont forger les premiers étages de sa conscience émotionnelle. A noter que ces acquisition sont fondées et issues de ses premières fonctions organique (C’est, par exemple, sur la fonction digestive que se construit la notion de faim, sur la notion de faim se développera la notion de goût, sur la notion de bien-être le nourrisson va apprendre la notion de douleur, donc de danger). Progressivement se fabrique un réseau émotionnel plus élaboré (on dira plus formalisé) avec les notions primaires d’amour ou de rejet, avec une meilleur prise de conscience de la notion d’espace (donc de sa position dans cet espace et de la distinction entre lui et son environnement). Dans la petite enfance, au contact de son environnement familial, scolaire, sociétal et des messages plus cognitifs qu’il reçoit les prémices de sa future conscience cognitive s’élaborent. Il va apprendre à se dissocier partiellement de son entourage (individuation), acquérir la notion de temps. Ensuite viendrons des notions plus sociétales de bien et de mal, d’amis et d’ennemis. Progressivement il pourra comprendre et intégrer des notions plus complexes, plus construites, plus formalisées. L’éducation parentale, scolaire, les relations à ses copains ou copines vont lui créer des références, des positionnements qui vont donner naissance à son identité. Plus il avancera en âge, plus il sera confronté à des problématiques (à sa portée) et plus sa conscience cognitive va s’enrichir, se structurer, et plus son identité va s’affirmer. C’est le difficile passage de l’adolescence ou il faut passer d’un vécu émotionnel (assorti de relations fusionnelles) à un vécu cognitif (assorti de relation empathiques). On construit alors les bases du réseau logique de la conscience (images mentales liées et structurées par des relations logiques)

A l’âge adulte il va apprendre à se dissocier des autres, à avoir ses propres visions, ses propres valeurs (évidemment fortement influencées par le milieu dans lequel il évolue), à forger sa propre identité, et accentuer son vécu cognitif (sans oublier totalement son vécu émotionnel sur lequel il s’est construit).

Plus l’individu avance en âge et plus les niveaux émotionnels s’enfoncent dans les profondeurs de la conscience et plus les niveaux cognitifs sont sollicités dans les comportements. Les relations deviennent de moins en moins fusionnelles et plus empathiques. L’individu a moins besoin des autres et le vieillard a tendance à se replier sur lui-même et sur son passé (d’autant plus qu’il n’a guère de futur !). Au fur et à mesure des expériences la conscience se construit par strates successives de plus en plus formalisées. Chaque nouvel événement est analysé en fonction des données déjà acquise et apporte un plus au développement de la conscience cognitive. Petit à petit les capacités de communication formelles vont se développer, la conscience cognitive intégrer des informations de plus en plus structurées, et initier un vécu cognitif plus solide. La conscience se formera par strates successives de plus en plus organisées, chacune étant le fruit de la strate précédente enrichie de la nouvelle information acquise. A l’âge adulte (pas avant 30 ans) la conscience cognitive commence à se rigidifier et s’efforce de contrôler les élans émotionnels.

 Plus l’information reçue, les messages détectés, seront fortement structurés (donc riche en énergie)  et plus la conscience cognitive sera rigide, et plus la capacité d’adaptations aux idées nouvelles sera faible. La nature profonde de la conscience sera fonction de l’éducation reçue (avec, pourquoi pas, une participation de potentialité génétique !)

Plus les messages reçus et intégrés sont nombreux, riches, et relatifs à des domaines variés et plus la conscience cognitive sera complexe, pleine de nuances, capable d’analyses critiques élaborées des événements vécus. Plus de culture variée et plus d’ouverture d’esprit, moins de certitudes abruptes, et plus de tolérance.

Les strates les plus profondes (relatives aux événements les plus anciens) seront moins formulées, moins logiquement structurées, moins figuratives, et donc moins susceptible d’être mémorisées de façon représentatives et donc de revenir à la conscience. Elles constituerons des émotions intégrées, mémorisées mais incapable de réapparaitre à la conscience en cas d’appel. Ceci ne veux pas dire qu’elles sont inutiles car elles ont servies de fondements à la construction des strates plus formulées. Ne faisons pas l’erreur de donner trop d’importance à ce que nous pouvons concevoir (le vécu cognitif) au détriment de ce qui nous échappe (le vécu émotionnel). Mea culpa, c’est mon défaut majeur !  

Dans les représentations mentales qui apparaitrons à notre conscience quand nous devons réagir à un événement ce sont de toute évidence les plus récentes, les plus formulées (et peut-être les plus accessibles) qui seront privilégiées. Les plus anciennes ne nous apparaitrons pas de façon consciente mais joueront quand même un rôle dans notre analyse critique car elles seront implicitement présentes dans les représentations conscientes.  

Évidemment si un événement est intégré de façon erronée dans l’empilement du réseau de la conscience, il se produira des incohérences dans sa construction. Imaginez un maçon qui construit un mur en parpaings bien alignés horizontalement. Si tout d’un coup un parpaing est mal posé, que sa surface n’est pas bien horizontale toutes les autres pièce posée sur lui partirons de travers et toute une partie du mur sera bancale. Il en est de même pour la conscience et tout élément intégré de façon erronée, incohérente génèrera une « pile » en incohérence avec l’ensemble du système. Toute analyse s’appuyant sur ce réseau erroné conduira à développer ce « cancer de la conscience ». Toute analyse s’appuyant à la fois sur ce réseau erroné et sur le réseau cohérent conduira le sujet à une position ambiguë, incertaine, et frustrante.

Notre conscience est faites de ces « mini » incohérences que nous avons pris l’habitude de gérer. Ce n’est que lorsque ces incohérences seront fortement marquées quelles pourront déboucher sur des pathologies de dissociation de la mémoire (attitudes bipolaires, schizophrénie, voire autisme) ou pourront accroitre, pour des consciences cognitives rigides, les tendances au narcissisme et à la paranoïa.

PS : il existe une autre niveau dans la psyché, c’est le niveau organique (cerveau reptilien ?). Il se forme dès la période fœtale et sert à gouverner nos principales fonctions organiques (respiration, circulation sanguine,  digestion, …). Il constituera le niveau le plus archaïque de la conscience totalement hermétique à toutes représentations, mais sans doute les fondations de toute conscience émotionnelle et cognitive.

 

La psychologie relativiste : rigidité et laxisme de la conscience cognitive

Un des paramètres important de la conscience cognitive est sa plasticité. Une conscience cognitive peut être rigide ou laxiste.

1)    Conscience cognitive rigide. Les liens logiques entre les diverses représentations de la mémoire sont simplistes, sans nuances, basées sur des certitudes. L’intégration de nouvelles informations sera difficile. Les structures logique des liens entre les représentations sont si peu nuancées qu’il est très difficile de réaliser l’adaptation de nouvelles informations au vécu existant et toute nouvelle tentative d’intégration a tendance à être refusé. Non seulement l’intégration ne se fait pas mais, en plus, cette tentative est vécue comme une agression (une déstabilisation). La conscience cognitive rigide définie un comportement « paranoïde », rigide, dirigiste, hostile aux autres, et peut ouvert sur la nouveauté. C’est la porte ouvertes aux pathologies paranoïaques, narcissiques,

2)    La conscience cognitive laxiste. Au contraire les relations logiques entre les représentations mentales sont un peu floues. Elles ne se considèrent pas comme des certitudes, mais plutôt comme des approximations, des possibilités. Les informations nouvelles trouverons toujours un biais pour s’adapter à ce vécu incertain. Le comportement sera dit « hysteroïde », ouvert aux autres, de nature plutôt suiveuse,  adaptable, avec un manque certain de confiance en soi, et ouvert aux idées nouvelles.

C’est la porte ouverte aux pathologies qui se fondent sur l’absence de références, l’identité flottante, la dépression, les addictions, et une nature angoissée.

 

La psychologie relativiste : La méthode thérapeutique

Le principe général des thérapie conventionnelles, basé sur l’approche psychanalytique, est la reconstruction. Le principe en est le retour, par régression, dans le passé pour atteindre le point d’ou serai issu la pathologie (névrose ou psychose) pour, à partir de lui, se livrer à une reconstruction thérapeutique de la psyché. La psychologie relativiste et son modèle de construction de la conscience s ‘oppose à cette théorisation.

La mémoire et ses réminiscences ne s’effacent pas. Les souvenirs mémoriels peuvent s’enfouir sous la formidable acquisition des nouvelles expériences mais ne disparaissent pour autant. Seule la dégénérescence neuronale peut entrainer un effacement de la mémoire. Non seulement un événement vécu ne s’efface pas, mais de plus il reste implicitement contenu dans le reste de la conscience qu’il a contribué à construire. Oublions cette approche et acceptons que le « passé est le passé » et que rien ne le fera disparaître. Les regrets, les remords, n’ont jamais gommés une erreur faites. On doit vivre et assumer son passé.

La thérapie ne se fera pas dans l’oubli mais au contraire par l’acquisition de nouvelles informations qui pourront compenser ces expériences anciennes, et remettre en cause de vieilles erreurs acquises. On ne peut s’abstraire du passé mais on peut « l’encapsuler » dans un nouveau réseau logique qui décrédibilisera le vécu antérieur et se posera en contradicteur des tendances nuisibles. Une forme de cognitif qui s’opposera à un émotionnel déformé. C’est d’ailleurs le principe de l’éducation que de forger des gardes fou au instincts profond issus du monde des émotions. On retrouve donc le principe des thérapies comportementales et cognitives infiniment plus efficaces et faciles à mettre en œuvre pour peu que l’on ait fait le bon diagnostic.

Inutile de préciser qu’en ce qui concerne les psychopathologies lourdes le travail est loin d’être évident (surtout lorsque la conscience cognitive est perturbée). Néanmoins il me semble que quitte à avoir un long chemin à parcourir, autant le faire dans la bonne direction.  

 

EXEMPLES D’APPLICATION DE LA PSYCHOLOGIE RELATIVISTE

 

Une théorie ne présente d’intérêt que si elle procure des résultats satisfaisant. Ce sont la validation par les exemples qui lui assurent sa crédibilité.

 

La notion de vérité.

La pierre fondatrice de toute philosophie est la notion de transcendance. Existe-t-il au-delà de l’homme une entité supérieur qui en guide et décide le destin. Par essence même de la transcendance elle échappe totalement à l’entendement humain et la question est, par principe, sans réponse. J’ai donc fait, personnellement le choix de m’en passer et de laisser à l’homme l’entière responsabilité sur sa destinée. En l’absence de transcendance la notion de vérité absolue (« révélée) et totalement remise en question. La vision que chacun peut avoir de sa vie, de son environnement est, en psychologie relativiste, intimement liée à la construction de sa conscience (cognitive ou émotionnelle) par ses propres expériences. La vérité est donc un concept dépendant de chaque individu. Dans la mesure où ceux-ci sont en relation, la vérité sera la confrontation des expériences vécues par les deux parties en relation. Nous sommes loin de la notion de vérité absolue distillé par les religions. On se dégage ainsi du concept de certitude qui fait tant de mal dans les relations humaines.

 

La maturation ou la prise d’identité.

Dans la psychologie relativiste la prise d’identité par confrontation critique aux événements, par positionnement est l’axe majeur du développement d’un individu. Le cheminement de l’être humain est de passer d’une conscience partagée, collective, à un conscience individuée et autonome.

A sa naissance le nourrisson vit essentiellement par sa conscience émotionnelle. Sa conscience cognitive, sinon vierge, est seulement embryonnaire et peu active. Il va vivre en osmose avec son environnement (milieu familial en général), il n’a encore aucune références propres et vit à travers les références de ses parents qui définissent ses premiers positionnements. Progressivement par ses expériences il va découvrir sa différence avec son milieu. Un bébé qui perd son jouet apprend que le jouet n’est pas partie intégrante de son univers. C’est une découverte et un « petit deuil » et il pleure. Quand il commence à se déplacer, il prend conscience de son environnement et de son antagonisme avec lui. Il va acquérir la notion de positionnement dans l’espace pour éviter les objets ou s’en saisir. Vers 4 ou 5 ans il va commencer à acquérir la notion de temps, positionnement dans la chronologie. D’abord, simplement, avant/après, puis il apprendra à plus finement positionner les événements les uns par rapport aux autres, et vers 7 à 8 ans il saura « lire l’heure » stade ultime de la connaissance du temps. En parallèle il va développer d’autres relations de fusion, avec maitres ou maitresses, copains, éducateurs, qui vont l’aider à se dégager de la fusion parentale. Il acquière un début d’autonomie. Progressivement il va enrichir sa conscience cognitive et commencer à prendre esprit critique, autonomie et identité.

A l’adolescence il se détache progressivement de ses parents et se réfugie dans « la bande », autre forme de tentative de vécu fusionnel. Il a de plus en plus de contacts hors milieu familial et son identité s’affirme. Néanmoins sa conscience cognitive reste faible, ses positionnements incertains, et son comportement flottant. Il se veut indépendant mais n’a pas l’autonomie nécessaire. Dans la difficulté il « régresse » facilement dans sa fusion initiale avec sa famille. Il balance entre une prise d’autonomie anxiogène et une sécurité familiale régressive. C’est une période de transition. Il va alors découvrir sa sexualité et se positionner dans sa nouvelle identité sexuelle. Il est amené à vivre des relations à deux sans protection de « sa bande » ce qui l’oblige à assumer son identité. C’est encore un « idéaliste » qui recherche la relation fusionnelle empreinte d’absolutisme, sans concessions, sans nuances, basée sur le « tout ou rien ».

Même si l’univers de l’adolescent commence à construire des relations aux autres de type empathiques il reste encore très fusionnel, surtout quand une difficulté se présente. L’adolescent n’a pas encore acquis un identité solide, une autonomie. Étant encore mal différencié des autres, il ne les voit pas, non plus, comme différencié de lui. Cette vision fusionnelle ne laisse que peu de place à l’empathie. L’adolescent n’a pas vraiment conscience du mal qu’il peut causer à autrui. Un conflit avec ses parents n’est pas un problèmes entre deux personnes distinctes mais un conflit dans son univers avec quelque chose qui lui pose problème. Il ne voit pas ses parents comme des individus distincts ayant leurs problématiques, leurs besoins, leur vie personnelle, mais comme de simple éléments de son vécu personnel ne présentant que les caractéristiques qui lui posent problème.

Avec le temps il va apprendre à vivre seul, pour lui et par lui et enrichir sa conscience cognitive de toutes les expériences qu’il vit.  Il va prendre des responsabilités professionnelles ou familiales qui vont structurer sa conscience cognitive et définir son identité. Petit à petit il va s’affirmer en adulte, développer ses valeurs, devenir peu à peu lui-même. Ses relations vont évoluer du mode fusionnel au mode empathique. Il va passer de la dépendance à l’indépendance. Il va de moins en moins vivre à travers les autres pour vivre avec les autres.

Avec la vie et les expériences sa conscience cognitive se structure, il devient homme mûr, puis homme âgé, puis vieillard. Selon la façon dont il a su construire sa conscience il sera un vieil homme rigide ou tolérant, il aura acquis plus ou moins d’autonomie, sera plus ou moins affirmé, mais ce qui est sûr est que sa conscience cognitive se fige progressivement et ses références ne vont plus bouger. Bien positionné, il perd la nécessité de communiquer et a tendance à se replier sur lui-même. Le cycle de la vie a passé et le nourrisson est devenu bébé, puis enfant, ado, adulte et vieillard.

 

Pour faire un homme mon dieu que s’est long !

 

L’amour à travers les âges

Un des sentiments les plus répandus dans la poésie, la littérature, le cinéma, le théâtre, est certainement l'amour. Depuis que les hommes écrivent et correspondent ils nous parlent de l'amour, et c'est sans doute le sentiment qui a le plus déclenché  de réactions émotives et fait coulé le plus d'encre.

Essayons, dans le cadre du système de représentations que nous proposons, d'analyser les diverses composantes de l'élan amoureux.

1) La composante émotive, basée sur la conscience émotionnelle. Elle nous pousse à la fusion, au partage avec l'autre, à la mise en commun des émotions. Elle définit un vécu projectif avec mise en commun des ressentis des deux éléments en fusion, donc le besoin permanent de l'autre pour, soi-même, exister.

2) La composante d'attirance sexuelle, instinct de reproduction inhérent à toutes les espèces vivantes. On l'a souvent considérée comme un artefact de la composante émotive (sans doute pour en limiter la portée dans le cadre de la relation amoureuse telle qu'on a voulu la décrire). Elle constitue pour moi un élément à part entière dans la relation amoureuse.

3) La composante réaliste, basée sur la conscience cognitive. Elle invite à l'esprit d'analyse, à l'esprit critique dans la relation. Elle recherche ou est notre intérêt dans l'échange. C'est l'introduction de la raison dans l'amour. Les poètes et les littérateurs ont voulu la résoudre à de sordides calcul d'intérêt, à de l'ignoble compromission, une sorte d'antithèse de l'amour. Il n'en est rien, cette composante est toujours présente dans la relation amoureuse. Elle n'est ni sordide ni honteuse, juste l'apport de la raison et de l'expérience dans la relation.

Selon les circonstances ces trois composantes seront appelées à des degrés divers et pourront composer une infinité de relations amoureuses différentes.

Dans son plus jeune âge, l'enfant est tout à la relation fusionnelle, son désir sexuel n'est pas éveillé (ce qui ne signifie pas forcément que sa sexualité est neutre), sa conscience cognitive encore embryonnaire. Seule la première composante sera investie dans la relation amoureuse. L'objet de son amour sera la ou les personnes avec lesquelles il est en fusion. Toute rupture sera un fort traumatisme, mais heureusement la plasticité, l'adaptabilité de l'enfant dans la relation fusionnelle permettra de la surmonter et d'immédiatement reconstruire une relation de fusion avec un nouveau substitut.

Un peu plus tard, avec l'éveil de la conscience cognitive, l'objet de l'amour sera un peu plus diversifié, mais la relation sera de même nature ?

A l'adolescence, c'est l'explosion, la composante fusionnelle reste importante, la composante sexuelle s'affirme, et la composante réaliste commence à poindre. On ne sait pas trop à cette âge si c'est le besoin de fusion qui prime ou au contraire si c'est le besoin sexuel qui l'emporte. Ce qui est sûr c'est qu'apparait un besoin « boulimique » de relations amoureuses, aussi intenses que brèves et multiples. La rupture est plus difficile car l'apparition de la conscience cognitive nuit à la plasticité et à l'adaptabilité. Le réinvestissement sera plus long à venir et la période de flottement peut durer. (heureusement le besoin d’investissement est si fort qu’il effacera vite le deuil récent)

Avec le passage à l'âge adulte la composante fusionnelle s'atténue, le besoin sexuel reste intense mais n'est plus une découverte, et la composante réaliste tente, tant bien que mal, de prendre le contrôle de la relation. Alors que l'adolescence est une découverte brutale de l'état amoureux, l'âge adulte va être une longue transition vers une relation amoureuse mieux cernée, plus contrôlée par la raison. La rupture reste un traumatisme, la prise en compte par la conscience cognitive peut lui donner diverses couleurs (Sentiment d'échec et d'insuffisance, sentiment de culpabilité, d'injustice …). La réadaptation, le réinvestissement dans une nouvelle relation, sera difficile car le besoin de réinvestissement est plus atténué.

Dans la vieillesse le besoin fusionnel et le besoin sexuel s'estompent et la composante réaliste l'emporte (du moins pour les individus arrivant normalement à la maturité) La passion est remplacée par l'empathie (sympathie ou antipathie) et la relation n'est plus pilotée par un besoin de l'autre (besoin souvent égoïste) mais par un désir de partager et donc la nécessité d'une compromission. La rupture, toujours difficile est mieux admise, elle est toujours considéré comme un deuil, une séparation. Si l'individu est suffisamment autonome il pourra la supporter assez bien, mais le réinvestissement sera difficile.

L'amour n'est pas, comme voudraient nous le faire croire les « littérateurs » uniquement une affaire de passion. Il évolue au cours de la vie de la passion vers la raison.

 

 

Le deuil et la séparation.

C’est une épreuve à laquelle nous sommes confrontés plusieurs fois dans notre vie. C’est toujours un moment difficile, mais un passage incontournable dans notre prise d’autonomie, dans notre cheminement vers la maturité. Le deuil fait partie de l’éducation à la vie.

La relation affective est souvent empreinte d’une bonne part de relation fusionnelle, surtout dans la jeunesse dont c’est le mode de relation privilégié. Mettre en commun deux univers pour n’en faire qu’un est le mécanisme prépondérant dans ce que l’on peut appeler l’amour. La rupture de cet univers de fusion par le décès ou le départ de l’un des participant est un deuil. Celui qui « reste » vit cette séparation comme la perte de cet univers commun, donc la perte d’une partie de lui-même. Ce n’est pas l’autre qui part, mais une partie de nous-même qui disparait. Le difficile dans une rupture ce n’est pas que l’autre s’en aille, mais surtout qu’il nous prive d’une partie de nous et des références que nous avions pu construire. C’est pourquoi dans une tentative régressive celui qui « reste » à tendance à vouloir, coute que coute, perpétuer le vécu qu’il avait avec l’autre en refusant d’admettre son départ. Dans un deuil se sera l’adoption de tous les rites funéraires (on fait des discours en parlant au défunt comme s’il était présent à son enterrement, on joue la musique qu’il aimait, on lui fait des adieux, on honore sa mémoire, on visite sa tombe ou son urne au cimetière, ... autant de choses ridicules puisque l’on s’adresse à un cadavre ou à ses cendres) dans une séparation, on continue à vivre, à espérer, comme si l’autre allait revenir. Quand un homme est décédé il n’existe plus, ni par son identité, ni par ses comportement. C’est une chose souvent difficile à admettre mais qui procède de la simple réalité. De cette non existence résulte une totale absence de devoirs ... on n’a aucune devoir vis à vis d’un cadavre ou d’un amas de cendre. On peut, et peut être on doit, se souvenir d’un homme mais on ne peut plus avoir d’engagement envers lui.

 

Comment bien faire son deuil :

1)    Comprendre la situation et gérer le vrai problème de la séparation qui n’est pas le départ de l’autre mais la fin et l’inutilité du vécu projectif que l’on avait avec lui. Dans chaque action, dans chaque comportement, nous avions l’habitude de prendre l’autre en compte et de l’inclure dans le vécu de l’événement. Chaque geste de la vie quotidienne traduira ce manque de l’autre. Il va falloir réapprendre à vivre pour soi, ou éventuellement pour un(e) autre

2)    Accepter la situation

C’est à dire admettre ce que l’on a décrit plus haut. Intégrer que l’autre n’est plus là, que c’est irréversible et immédiat. C’est cela « faire son deuil », ce doit être une rupture.

3)    La culpabilité

Il est évident qu’accepter le départ de l’autre entraine un sentiment de culpabilité, le sentiment de l’abandonner. C’est un faux sentiment qui est très lié au vécu régressif dans lequel on se complet. Tant que l’on peut ou veut s’imaginer que l’autre est encore présent, l’abandonner peut se vivre comme une trahison. Par contre si on admet qu’il est parti définitivement, qu’il n’existe plus, il ne peut plus y avoir de trahison, ni de sentiment, de culpabilité.

 

 

Les psychopathologies.

Elles sont, soit structurelles et dépendent de la rigidité/plasticité de son terrain, soit conjoncturelles et dépendent d’une mauvaise intégration du contenu de la conscience cognitive.

1)    Causes structurelles : La structure de la conscience peut être rigide, c’est à dire que les relations causales de dépendances sont sans nuance et sans souplesse. Du type : « ceci dépend de cela, et rien d’autre à envisager ! » Les capacités d’adaptation sont faible et l’intégration de nouvelles informations difficile. Pas facile pour une idée « étrangère » de trouver sa juste place dans un univers figé qui refuse de s’adapter. C’est la structure collective des partis politiques comme le R.N., qui enfermé dans des certitudes rigides refuse l’intégration de tout corps étranger tant dans sa vision sociale que dans sa vision idéologique. La structure rigide de la conscience est la porte ouvertes aux attitudes radicalisées, aux comportement paranoïaques ou narcissiques.

La structure de la conscience peut au contraire être trop lâche. Les relations de dépendances sont floues du type : » Cela dépend de cela, mais bon, pourquoi pas autrement, ça dépend, … »  Le référencement est faible et le sujet a du mal à se positionner. Il vit sur un fond d’incertitude, il a une nature angoissée, faible. C’est la porte ouverte aux pathologies dues au manque de références comme l’état dépressif, les comportements addictifs.

2)    Les causes conjoncturelles : Elles résultent d’un contenu erroné de la conscience. Par exemple, l’enfant élevé dans un milieu instable, ou privé d’affection développera de mauvaises images de la relation affective, il restera « en mal d’amour » , aura du mal à passer à l’âge adulte de peur de perdre le peu de relations affective qui lui reste. Ce sera la porte ouverte aux comportements anorexiques ou boulimiques.

L’enfant trop couvé, sur protégé aura toute sa vie tendance à se complaire dans un comportement régressif, recherchant la sécurité, et aura des difficulté à s’affirmer en adulte.

3)    La construction de la conscience peut se faire sur des erreurs d’interprétation des situations. La conscience cognitive se construit par intégration des nouvelles émotions. Une analyse critique par la conscience déjà existante défini le positionnement que l’individu adopte par rapport à ce nouvel acquis , et les nouveaux liens logiques qui vont concrétiser l’intégration de l’événement à la conscience. Dans certains cas l’analyse critique peut s’avérer erronée et les liens logiques créés sont alors tout sauf logique. Il en résulte un point d’incohérence dans le réseau logique de la mémoire. Si d’autres événements s’intègre à la mémoire en s’appuyant sur de point d’incohérence, il en résulte une zone de la mémoire (zone logique et non géographique) qui bien que tout à fait en cohérence est en totale incohérence avec les reste de la conscience. C’est ce que nous pouvons qualifier (pour simplifier la dialectique) de « cancer de la mémoire ». Toute analyse critique qui s’appuiera à la fois sur cette zone « cancéreuse » et sur le reste de la mémoire laissera une impression de doutes, d’incertitude, des positionnements flottants qui vont caractériser une forme de psychopathologie. Selon le terrain rigide ou plastique, selon l’importance de ces zones « cancéreuses » (en nombre et en intensité) on pourra développer toutes les pathologies actuellement répertoriées.

La conscience à structure rigide aura de meilleures défenses contre l’éparpillement de la mémoire mais conduira aux comportements paranoïaques et narcissiques. La conscience trop plastique liées à l’éparpillement de la conscience conduira à la bipolarité, la schizophrénie, voire à une certaine forme d’autisme.

Bien sûr c’est l’étude du contenu de la mémoire qui définira la forme réelle que prendra la pathologie. Une typologie des psychopathologie n’empêche nullement que chaque individu est unique et ses dévoiements aussi.


Contrairement à la psychologie classique qui classifie les psychopathologies par leurs symptômes, la psychologie relativiste s’efforce de les classifier par leurs causes.

 

 

L’enfant et le mal des transports

Les jeunes enfants sont souvent sujet au mal des transports. On l’analyse comme un défaut de fonctionnement de l’oreille interne et donc du positionnement dans l’espace. Ce travers disparaît généralement au passage à l’âge adulte. On peut également le relier à un défaut de positionnement dans l’espace dû à la faiblesse de la construction de la conscience cognitive et qui se résorbera avec l’affirmation ultérieure de cette conscience.

 

Les souvenirs d’enfance.

Généralement nos premiers souvenir d’enfance datent de l’âge de 3 à 5 ans. Les souvenirs sont des images formalisées et inscrites dans la conscience cognitive. Il faut que celle-ci soit suffisamment développée pour que les prémices de futurs souvenirs puisse s’inscrire de façon formelle dans la mémoire. La petite enfance peut enregistrer des émotions, mais pas des souvenirs.

 

 

L’homme et l’animal.

Une question qui se pose régulièrement est celle du statut de l’animal, des droits de l’animal. C’est une question légitime mais qui ne peut se passer d’une modélisation de la conscience animal et qui en constituera une sorte de définition. Avant d’avoir aborder ce point toute discussion est sans objet et dénuée de sens.

Dans la psychologie relativiste, l’homme construit sa mémoire cognitive par intégration de ses émotions dans un vaste réseau. L’animal ressent aussi des émotions mais n’a pas, comme l’homme, la capacité de les inscrire dans un récit formalisé. Comme le bébé il intègre les émotions dans sa conscience émotionnelle, il acquière la notion d’espace (souvent mieux que le bébé), mais alors que le bébé devient enfant, puis adulte en construisant sa mémoire cognitive, l’animal ne peut accéder à ce stade et son vécu ne s’appuie que sur sa conscience émotionnelle. L’animal à des émotions, des ressentis, il les intègre, mais ne peut les inscrire dans un récit biographique qui reste le propre de l’homme. N’ayant pas la capacité d’organiser les événements selon un mode avant/après, cause/effet, il ne peut accéder à la notion de temps. L’animal ne peut donner un sens à sa vie et reste un être instinctif en réaction à son environnement immédiat.

L’animal a des émotion mais ne peut développer de sentiments.

Quant au statut de l’animal, il n’existe pas comme un a priori (sauf pour des congrégations religieuses qui croient à un être supérieur qui pourrait gérer le statut de chacun ici-bas). Le statut et les droits de l’animal sont uniquement ceux que l’homme décide (de façon consensuelle ou non) de lui accorder, c’est à dire du sentiment de responsabilité dont il veut se doter. Ce ne sera jamais l’animal qui aura des droits mais l’homme qui développera des devoirs vis à vis d lui.

 

Le langage.

Il nous parait, généralement, que le langage (ou son équivalent écrit) est le plus haut niveau de communication, le plus formalisé, le plus précis. Effectivement pour communiquer par le langage deux individus doivent remplir certaines conditions

1)    Ils doivent tout deux avoir un langage commun, un dictionnaire et une grammaire commune. Ceci n’est évidemment pas inné, et suppose un long apprentissage

2)    Ils doivent tout deux avoir la capacité de décoder les message émis pour les intégrer à leur vécu émotionnel et ensuite à leur mémoire cognitive

A partir de ces deux éléments les hommes seront capable de communiquer selon un langage universel, accessible à tous (pour peu, évidement qu’ils soient de la même culture)

Attachons-nous maintenant à la précision de cette communication. Nous allons montrer qu’elle est loin d’être aussi précise qu’en apparence.

Nous avons dit que chacun doit posséder un « dictionnaire » qui explicite le sens des mots, de façon que chacun en fasse la même interprétation. En Français la référence ultime qui définit le sens des mots est le dictionnaire de l’académie Française. Il n’est malheureusement pas facilement disponible et l’on se réfère généralement à des dictionnaire populaires (Larousse, Littré, Petit Robert, et maintenant dictionnaire sur internet). Ces ouvrages définissent les mêmes mots, mais pour des questions évidentes de plagiat, de concurrence commerciale, ils en donnent tous des définitions légèrement différentes et ceci ne peut que nuire à la précision de la communication. D’autre part si définir en quelques lignes des notions concrètes comme une table, un couteau, un veste apparait du domaine du faisable, il en est autre chose quand il faut définir des notions plus abstraites comme la liberté, la laïcité, la virilité, l’intelligence. Dans ces cas milles ouvrages ne parviendraient pas à en sortir une définition consensuelle

Mais ceci n’est que peu de choses vis à vis de la méconnaissance que nous avons des mots que nous employons. Essayez de donner la définition des mots que vous utilisez couramment et vous verrez comment cela pose problème. Nous utilisons les mots « au feeling » sans en connaître le sens exact. Nous sommes tellement familier de cette imprécision qu’elle ne nous choque absolument pas. Pourtant ce que nous voulons exprimer, transmettre n’est jamais compris comme tel par notre interlocuteur.

Dans le cadre de la psychologie relativiste nous serons amenés à définir les concepts principaux que nous allons utiliser. Par exemple : « Angoisse, anxiété, peur » sont souvent utilisés comme des synonymes, ils auront chacun leur définition précise dans notre approche. « Obligation, contraintes nécessités » auront également des sens différents. Définir les mots que l’on emploie, leur donner un sens précis (même si ce n’est pas toujours le sens « officiel ») et la base d’une communication saine.

Comme on le constate la communication verbale est loin d’être d’une grande précision. Heureusement elle s’accompagne d’autres types de communication et notamment la gestuelle et les mimiques. Elles ne viennent pas du monde cognitif mais de la conscience émotionnelle. C’est par des mimiques (sourire, expression de doute, de dégout, de tristesses, de réticence, ...) et des gestes qui ponctuent nos paroles que nous leur donnons leur sens final. Le message a donc deux composantes, la composante cognitive qui s’adresse à la conscience cognitive de notre interlocuteur, et une composante émotionnelle qui s’adresse à sa conscience émotionnelle.

C’est pourquoi l’écrit des romans ne nous enferme jamais dans la « vérité de l’auteur » mais nous permet de interprétations personnelles qui donnent tout son charme à la littérature.

 

Le maitre et l’élève

Dans de nombreuses congrégations le statut de  « maitre » est vénéré au-delà de toute logique. Le « maitre » possède le savoir et il accepte d’en faire profiter ses disciples. Ceci lui donne pouvoir absolu sur eux. Les élèves doivent le vénérer comme il le mérite, l’honorer et le servir. On rencontre ce genre de comportements, bien sûr, dans les sectes, mais il est très en vogue dans les congrégations bouddhistes, et les hommes d’église se sont souvent octroyé ce droit et ce pouvoir. C’est disons le crûment une ânerie et un « abus de position dominante ». Certes on peut avoir la connaissance, voire même une certaine sagesse, mais ceci ne génère aucuns droits et bien au contraire cela entraine surtout des devoirs. Le « maitre » qui possède la connaissance la tient évidemment d’un autre sage qui lui a délivrée. Il n’en est pas le propriétaire mais un simple détenteur qui a la responsabilité de la transmettre. Un « maitre » un peu intelligent et un peu sage devrait savoir que posséder la connaissance ne veut pas dire détenir la vérité. Bouddha, à ce sujet, disait à ses disciples : « Méfiez-vous de ce que je vous enseigne, écoutez et faites-vous votre idée ».

Pour qu’une technique, une pratique,  une idée progresse il faut que l’enseignement dispensé soit constamment remis en cause. On ne progresse pas en «gobant » la parole de son enseignant et en la retransmettant à l’identique. Les élève doivent être constamment critique vis à vis des idées reçues, les remettre en cause, les améliorer. Les disciples doivent dépasser le « maitre », c’est leur façon de l’honorer et de le respecter.

 

Le hasard

C’est une notion fondamentale. Dans la psychologie relativiste, basée sur une représentation de la conscience formée d’images mentales liées entre-elles par des liens de causalité logique, le hasard ne peut exister. Il n’est qu’un déterminisme que notre conscience n’a ni la capacité, ni les informations nécessaires pour l’expliciter. Une pièce lancée en l’air ne tombe pas « par hasard » sur pile ou sur face. Tout dépends de la géométrie de la pièce, de la façon dont on l’a lancée, du milieu environnant, autant d’élément que nous ne savons pas modéliser pour prévoir le comportement de la pièce. Le hasard vient de notre incapacité à formaliser un déterminisme dans un modèle logique. Un événement qui se produit « par hasard » est un événement donc le déterminisme est trop complexe pour que nous puissions le modéliser.

 

La première impression

Il nous arrive souvent de rencontrer quelqu’un pour la première fois. Nous en dégageons une « première impression » très peu argumentée. A partir que quelques mots, quelques sourires, une poignée de mains, une façon de s’habiller, de bouger, nous nous faisons une impression, une idée sur la personne. C‘est une reconnaissance basée sur une perception purement du domaine de l’affectif, car on dispose de trop peu d’éléments pour porter un jugement objectif et raisonné. On dit que « la première impression est la bonne », et c’est souvent vrai. Même si elle peut être remise en cause par la suite en fréquentant plus assidument la personne, elle reste d’actualité. Le jugement porté sur la personne à partir de cette première impression peut être modifié ou totalement remis en cause par la suite, mais les éléments de cette impression seront rarement oubliés. L’émotionnel est un outils de communication très performant.

 

CONCLUSION ET PROJECTION SUR L’AVENIR

 

Après avoir décrit et mis en place la psychologie relativiste, il devient intéressant d’en faire une critique objective. Cette critique sera d’ailleurs valable pour l’ensemble des techniques, allant de la psychanalyse aux thérapies comportementales et cognitives. Durant ce travail il m’est arrivé, comme tout un chacun d’être malade. Douleurs, fièvres, fatigue. L’examen de mon travail dans cette période difficile m’a montré comment la vision des choses quand on est malade ou bien portant peut être différente. Tout ce que j’ai avancé constitue le regard d’un hommes sain sur un patient. Je suis loin d’être sûr que le patient puisse épouser cette vision, qu’il puisse la comprendre. Nous lui décrivons un univers qu’il ne peut reconnaitre comme le sien. Il y aurait un gros travail à faire en ce sens.

Soyons objectif, et disons que la psychologie donne des résultats plutôt mitigés et nécessite un énorme investissement du praticien et du malade pour des résultats plutôt faible. Il faut au moins cinq années de psychanalyse ou de psychothérapie pour améliorer les symptômes chez un patient, c’est un investissement énorme, un marteau pour écraser une puce. Ces méthodes ne sont pas actuellement économiquement rentables. La psychiatrie offre, elle, des médicaments assez efficace dans bien des pathologies, mais avec des traitement assez lourds. L’industrie pharmaceutique a pu mobiliser ses services de recherches pour produire des molécules actives et moyennement chères à portée universelle (ce qui en assure la rentabilité économique). En psychologie on ne vend pas un produit mais un service et ce n’est pas la « tasse de thé » des grands groupes industriels. La recherche est morcelée entre tous les praticiens et n’a que peu de moyens et les résultats ne sont qu’à la hauteur des faibles efforts fournis. Il est sûr que l’harmonisation des techniques autour d’une théorie unique permettrai un meilleur synergie autour du travail des chercheurs et aiderai grandement au progrès de cette science encore expérimentale. C’est le propos de la théorie de la psychologie relativiste.

Disons encore que, si le modèle proposé par la psychologie relativiste rend assez bien compte de la construction de la conscience à ses divers stades, il reste muet sur son usage. Non seulement nous sommes capable d’accumuler des impressions et des connaissances, mais nous sommes capable de les utiliser ultérieurement. Le mécanisme de l’interrogation de la mémoire, de la réponse à une requête reste à expliciter. Comment sommes-nous capable pour répondre à une question, à un besoin, de retrouver dans notre conscience les éléments qui nous permettrons de faire face à la nouvelle situation ? C’est un travail qui reste entièrement à accomplir.